Ce samedi 4 mai nous nous sommes retrouvés quai de la Daurade à Toulouse, en coprésence avec des amis du monde entier, pour témoigner notre expérience du dépassement de la souffrance, pour exprimer notre gratitude aux personnes, aux situations que nous avons rencontrées sur notre chemin et qui nous ont fait avancer.
Nous avons partagé l'inspiration transmise par Silo lors de son intervention le 4 mai 1969 sur le
thème de la Guérison de la Souffrance.
Voici quelques photos de ce moment joyeux et inspirateur !
https://picasaweb.google.com/montaneanne/4MaiToulouse?authkey=Gv1sRgCIC7_4Ouj_7plAE
Et le texte de l'intervention faite par Chaya à cette occasion
Chers
amis et amies,
Bienvenu
à la célébration de cette journée de la «Guérison de la
souffrance » !!!!
Nous
vous remercions de votre participation.
Avec
cette journée nous faisons une commémoration du premier discours donné par Silo
il y a quarante quatre ans.
Le
4 mai de 1969 un homme humble a descendu de la montagne pour apporter un
message révolutionnaire.
Dans
les Andes aux pieds de mont Aconcagua et entouré par des militaires armés, Silo
a parlé en face d’une centaine des personnes. Ses paroles montraient la
non-violence comme la seule possibilité d’un monde qui était au point
d’exploser.
Aujourd’hui,
que les êtres humaines de toute la planète se sentent frappés par la crise
d’une « petite et stupide culture matérialiste » Un système qui
essaye de détruire à tout ce qui amène à la poésie et à la grandeur de
l’existence humaine », ce message vient avec plus de force que jamais.
Nous
savons que le monde est violent car nous le regardons tous les jours. Il y a de
la violence par tout (la télé, les rues…) mais personne se demande d’où vient
la violence et quel est la racine qui provoquait de la souffrance dans les
êtres humaines.
Les
grandes craintes de l’être humain empêchent de donner à la vie la direction
désirée et un sens. Les peurs à la pauvreté, à la solitude, à la maladie
et à la mort se conjuguent et se renforcent dans la société au sens de groupes humains
et des individus…
Nous
sommes également dans un monde qui, en direction inverse à nos aspirations, se
déshumanise de jour en jour car nous sommes dans un moment critique au présent.
L’argument
selon lequel tout est entre les mains d’un système infiniment puissant et
violent et que le succès appartient aux corrompus et aux incapables.
D’autre
part nous soulignons aussi la dimension de se qui est strictement personnel et
interpersonnel qui bien qu’inscrit dans le contexte social constituent le noyau
de notre existence. Le relations personnels, aujourd’hui détériores au maximum
montrent la croissance d’une violence aveugle, dans laquelle le « toi et
le « nous » disparaissent et dans laquelle l’individu livré à la
solitude et la confusion ne trouve pas d’issue.
Dans
cette situation qu’il nous est donné de vivre, nous reconnaissons le triomphe
provisoire de la culture de l’antihumanisme. Mais les triomphateurs
d’aujourd’hui n’ont pas le futur assuré car une nouvelle spiritualité commence
à s’exprimer par tout le monde. Ce n’est pas la spiritualité de l’intolérance,
ni la spiritualité du dogme, ni la spiritualité de la violence religieuse…
C’est la spiritualité qui se réveille de son profond sommeil pour nourrir à
nouveau les êtres humains dans leurs meilleures aspirations.
Nous
devons réaffirmer dans ce domaine, que tout être humaine a le droit de
s’interroger sur le sens de sa vie.
Au
présent nous vivons un moment particulier, et nous devons aussi annoncer qu’une
nouvelle civilisation est en train de naitre. La première civilisation planétaire
de l’histoire humaine. Et par conséquent, ces crises qui surgissent et
surgiront, encore serviront, malgré notre infortune, à dépasser cette ultime
étape de la préhistoire humaine et chacun saura s’il décide ou non
d’accompagner ce changement et chacun comprendra s’il cherche ou non un
renouvellement profond de sa propre vie.
Mais
malgré tout… malgré tout cela… malgré cet enfermement affligeant, quelque chose
de léger comme un son lointain, quelque chose de léger comme une brise de
l’aube, quelque chose qui commence doucement, se fraie un chemin à l’intérieur
de l’être humain…
Pour
quoi ô mon âme, cette espérance ? Pour quoi cette espérance, qui depuis
les heures les plus obscures de l’infortune, se fraie un passage en répandant
la lumière ?....
Nous
croyons que quelque chose de très bon arrivera quand les êtres humains
trouveront les sens tant de fois perdu, tant de fois retrouvé dan. Nous
transmettrons le message du profond. Ce message ce n’est pas strident, mais
très tranquille que l’on ne peut pas entendre quand on veut l’attraper et que par ailleurs, il ne déjà plus
nécessaire de cherche dans des endroit éloignés mais à l’intérieur de chacun de
nous.
Pour
finir, je partage avec vous un poème de notre cher ami Silo qui nous inspire
dans notre chemin d’humanisation du monde.
« Je
retourne au monde avec les mains et le front lumineux.
Ainsi,
donc j’accepte mon destin.
Voici
le chemin et moi,
humble
pèlerin qui retourne vers les siens.
Moi,
qui reviens lumineux vers les heures de la routine des jours,
Vers
la douleur de l’homme,
vers
sa joie simple.
Moi,
qui donne de mes mains ce que je peux,
Qui
reçois l’offense et le salut fraternel,
Je
dédie un chant au cœur qui de l’abîme obscure
renaît
à la lumière du sens ardemment désiré »
Merci
beaucoup
